Samedi 14 novembre 2009
"A la limite, le seul écologiste irréprochable
est celui qui met tout en oeuvre pour mourir
sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre."
(Didier Nordon - des cailloux dans les choses sûres)







Autant puis-je faire un article dans la catégorie "conspiration" sur un sujet très proche de tout ce qu'aborde mon blog, autant je pense également ne pas réellement m'éloigner du sujet si je commence à parler du thème tant au devant de la scène depuis quelques temps : le réchauffement climatique.

C'est un sujet qui prête hautement à caution pour moi et qui semble admit d'une manière commune. Mais avez-vous déjà un peu creusé le sujet ? Il ne faut pas longtemps sur internet pour trouver quelques informations concernant la véracité et la réalité du poids scientifique que possède la thèse du réchauffement climatique comme résultat de l'activité humaine. Un consensus aussi grand sur un sujet (si énorme et démesuré) qui fait débat serait d'ailleurs assez surprenant dans la communauté scientifique.

Si le sujet porte tant à une acceptation naturelle, c'est que le réchauffement en lui-même semble indéniable. La faculté humaine de se croire au centre de toute chose apparaît comme le second élément qui nous porte à associer le réchauffement de la planète à nos activités (développement des industries, de l'automobile...).
Le dernier point de l'adhésion presque automatique m'apparaît être la conscience écologique moderne, conscience qui se répand et qui désigne les adhérants directement comme des individus réfléchis, responsables et soucieux de leur environnement. Comment ne pas adhérer à l'écologie dans ce cas ?

Moi-même étant adhérant à des idées écologiques je ne dénierais pas certaines bonnes choses. Par contre, j'aurais tendance à dénoncer l'utilisation de l'idéologie écologiste comme un outils économique, politique et social. C'est malheureusement le cas de beaucoup d'idéologiques lorsqu'elles deviennent trop importantes...


Réchauffement climatique, les théories.
Je ne me suis pas trompé sur le pluriel de théorie. Il n'existe pas une théorie unique quant aux causes du réchauffement climatique. Les recherches sur le réchauffement climatique sont de nature scientifique comme vous pouvez vous en douter, et les scientifiques ont rarement une seule théorie dans leur sac pour expliquer un phénomène. Et justement, il existe sur le sujet deux thèses majeures.

La première est celle qui prétend que le réchauffement climatique est dû aux gaz à effet de serre comme le très connu Co². La thèse porterait sur le fait que le développement de l'activité humaine a entraîné une production de Co², ce qui n'est pas faux. Cette production de Co² aurait augmenté le taux de Co² qui serait responsable, de part son statut de gaz à effet de serre, en grande partie du réchauffement climatique.
Elle a été mise en avant par le GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) et mise en avant part Al Gore dans une campagne écologique personelle et un film "une vérité qui dérange".

La seconde porte sur une toute autre raison. On ne met aucunement ici en cause le Co² comme responsable du réchauffement climatique, ni un autre facteur directement terrestre. Le responsable serait le soleil lui-même ou plutôt son activité.
Les partisants de cette thèse sont plus discrets mais on trouve une présentation dans un documentaire de Channel 4 intitulé "La grande anarque du réchauffement climatique" (The great global warming swindle"). Les personnes apportant leur données sont des scientifiques.

Ce qui est étonnant lorsqu'on commence à se renseigner sur la théorie du réchauffement planétaire, c'est que l'on puisse trouver d'autres théories que celle du réchauffement par le Co². Pourquoi ces théories ne sont-elles pas connu du grand public ?


Le GIEC (IPCC) et les enjeux.
On ne présente qu'au public la théorie proposée par le GIEC puisque celui-ci possède un poids important concernant la politique, notamment de par son appartenance au "programme environnemental des nations unies" et sa dénomination "intergouvernementale".
Mais cette cellule ne présente selon moi par les rapports de la communauté scientifique mondiale concernant les changements climatiques actuels mais des rapports acréditants la thèse du réchauffement à cause du Co², et c'est ce qui éthiquement pose un problème pour ma part, sans parler que le dirigeant soit ironiquement un économiste.

Les efforts du GIEC sont donc sans doute louables concernant la popularisation et la prise de conscience écologique des activités humaines sur la planète, mais ne reflètent pas à mon sens la diffusion du savoir scientifique à ce sujet mais bien une théorie précise à faire passer.
Les intentions du GIEC peuvent même être perçues d'une manière plus mitigée si l'on considère ce que le dirigeant peut être amené à dire dans un interview où il essaye de sensibiliser les responsables gouvernementaux et les grandes industries sur "l'impact du changement climatique sur le développement urbain durant le 21 ème siècle."
Je n'aborderais que très brièvement la prix Nobel qu'il a pu recevoir en compagnie de Al Gore, qui est un prix nobel de la paix. Ce prix souligne le caractère avant tout économique et social des enjeux du GIEC et non la portée écologique de recherches sur le réchauffement climatique.

Du fait de leur présence au devant de la scène, la prédiction et l'anticipation de l'avenir proche économique et social en prenant en compte la donnée climatique est évidemment un sujet de la plus haute importance pour les gouvernements mais également pour les grandes industries.
Ce n'est pas d'écologie dont il est question mais plus d'une réflexion sur les articulations entre les différents pays concernant le réchauffement et ce qu'il entraîne : répartition des ressources, répartition des terres habitables et arrables etc...

On ne parle donc nullement ici de la recherche de la communauté scientifique mondiale en matière de météorologie, des hypothèses proposées, de leur critiques et de la réflexion qui l'entoure.
Mais dans ce cas, pourquoi mettre en avant le Co² ?


Le facteur Co²
Le Co² est le plus simple à mettre en avant pour différentes raisons. Premièrement, il colle évidemment avec la théorie mise en avant, celle de l'effet de serre. Elle est simple à faire passer à tout le monde et au grand public.

Mais économiquement parlant et politiquement parlant, l'enjeux de la réduction du Co² est énorme !
Revenons quelques temps en arrière avec le traité de Kyoto (1998, mis en vigeur en 2005) sur la réduction des gaz à effet de serre. On ne peut là encore pas nier l'utilité d'un tel protocole puisque tout rejet humain peut être à terme déséquilibrant pour l'environnement.
Ce que l'on oublie généralement de dire au grand public c'est que les émissions de gazs sont rachetables par les autres pays ! En outre, un pays producteur d'une trop forte quantité de Co² peut tout à fait racheter des parts de production à un autre pays (allez voir un économiste pour plus de précisions et au cas où je me tromperais...). Ce système introduit un rouage économique subtil par un commerce d'un nouveau type.

Toujours dans une logique économique et commerciale, le Co² s'avère être le plus simple à modifier dans les voitures. Grâce aux primes écologiques mises en vigueur, on assiste alors à une politique de rénovation du parc automobile ! Qu'elle aubaine pour les industriels de l'automobiles un peu dans l'impasse.
Et on jète un peu de poudre aux yeux pour fignoler le tout puisque les voitures (comme la Clio) répondant aux nouvelles normes écologiques n'ont pas dû être beaucoup modifiées puisqu'elles répondent pour la plupart déjà aux critères d'émission de Co² dans leur versions ultérieures !
Bien évidemment, il existerait de nombreux autres moyens de révolutionner l'automobile, on a eu vent de nombreux moyens. Mais le moins coûteux et le plus rentable reste bien de proposer des "pseudo-solutions" en changeant légèrement les moteurs (c'est le moins compliqué) mais en continuant à utiliser le même fonctionnement et les même carburants. Et c'est justement là le problème puisque les gaz nocifs émis lors du fonctionnement d'un moteur sont apparement beaucoup plus dû à son fonctionnement interne et la combustion de l'hydrocarbure qu'au carburant lui-même (qui est lui aussi hautement discutable dans son utilisation).


Affaire toujours à suivre ?
J'ai gardé cet article de côté durant quelques mois en me demandant si il avait bien sa place sur le blog ou pas. Pas que je ne veuille pas m'investir dans une politique écologique, loin de là, mais de l'accueil qu'aurait un tel article (au vue de l'effet que cela fait ne serait-ce que lors de simples discussions). Mais je persiste à penser qu'il a tout à fait sa place dans la partie conspiration (à défaut d'une partie écologie...) que je délaisse trop souvent faute de moyens et de temps.

Je ne me considère généralement pas comme une personne devant expliquer de telles choses. Bien sûr, comme tout le monde, je ne suis pas omniscient et n'ai pas à ma disposition toutes les informations que j'aimerais avoir. Toujours comme chacun d'entre nous, j'exerce un esprit critique sur les informations qui me parviennent et cette remise en cause d'une véracité absolue des informations avec lesquelles j'ai un contact m'oblige à prendre position.

Ce positionnement, j'ai tendance à ne pas le faire, notamment sur un blog qui parle de bouddhisme, pour ne pas tout mélanger et inclure des idéologies entre deux articles. Mais lorsque je peux tomber sur des éléments, après plusieurs mois pendant lesquels cet article à pris la poussière dans les archives du blog (écrit en mars), comme un article de magazine parlant de l'interdiction par l'Agence américaine pour la protection de l'environnement d'un rapport qui conteste le réchauffement de la planète (en citant au contraire à nouveau un refroidissement climatique - cf. voir le passage sur les années 70 dans "the great global warming swindle" dans les sources) et l'impact des émissions de CO² sur l'évolution des températures, d'un encart concernant les chiffres de l'université de l'Illinois qui soutient que la banquise de l'hémisphère nord à repris de surface depuis 2007 (même si comme cité il y a eu un déficit de 1958 à 2007).

Avec de telles informations qui refont surface... à un moment, malgré mes doutes sur le bienfonder de publier cet article, je me sens obligé de le faire et advienne que pourra ! Si cela peut lancer une infime gouttelette d'eau sur le repositionnement vers de réelles perspectives et questionnements écologiques qui sont d'ailleurs déjà proposées (autre que "on est tous méchants et responsables" qui n'aboutissent pas à de si bonnes choses selon moi)...


Dams


PS - Quelques sources (alternatives pour certaines) :
- Site de IPCC (GIEC en français) : http://www.ipcc.ch/

- Bande annonce du film de Al Gore : http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=56895.html

- Documentaire Channel 4, "The great global warning swindle"  :
http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-4123082535546754758&hl=fr

- Document mondexplore : http://video.google.com/videoplay?docid=-6677787226283900020

- Blog "Climat Sceptique" : http://climat-sceptique.over-blog.com/

- Nexus - numéro Novembre/Décembre 2009, page 8-9.

Par Dams - Publié dans : Conspiration
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Lundi 9 novembre 2009
"Dès que l'on relâche cette saisie,
L'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites en. Tout est à toi déjà."
(Guendun Rimpoche)




J'ai parfois entendu dire que, si l'on avait pas envie de méditer on ne devrait pas le faire, ou encore, que la méditation effectuée tous les jours peut vite apparaître comme une corvée. Si cela peut apparaître comme tel, on peut se demander qu'elle est la raison d'une différence entre méditer chaque jours et le faire de manière irrégulière.
Pour certaines personnes, une pratique journalière deviendrait une obligation et dénaturerait la méditation, pour d'autres il s'avère qu'ils manquent de temps pour effectuer cette activité chaque jours etc...
Par rapport à ces réflexions et cette approche, j'ai pensé qu'il serait utile d'écrire un petit article sur le sujet.

Une méditation quotidienne.
Chaque jours, je me lève, je vaque à mes occupations, réponds à mes besoins vitaux et je médite. La première chose que modifie le fait de pratiquer tous les jours, c'est la perception de cette pratique, non plus comme étant exceptionnelle et hors de notre vie quotidienne mais bien faisant corps avec celle-ci.
On pourrait voir la méditation comme l'activité laborieuse de la journée, que l'on fait parfois avec résignation. Mais cela est une fausse excuse car l'on est amené à faire beaucoup de choses parfois avec l'absence d'envie (faire la vaisselle, remplir la paperasse...) et il ne m'apparaît dès lors pas négatif que parfois, nous n'ayons pas envie de méditer.

On arrive donc tout d'abord sur une notion d'envie qui est souvent l'ultime excuse pour ne pas s'adonner à la pratique, "Je n'ai pas envie donc je ne vois pas pourquoi je le ferais". Généralement, je ne réponds pas à cette excuse car elle est presque légitime pour la personne et implique la grande nécessité que la pratique soit vue comme une activité fondamentale et essentielle à notre vie. Ce n'est pas une pratique à imposer de type "vas méditer sinon tu seras privé de dessert !"
C'est une première différence de la pratique journalière qui est vue comme tout aussi importante que le fait de manger ou de dormir. Cela ne s'apprend pas je crois mais se réalise par une prise de conscience ou une compréhension du rôle de la pratique au fil du temps.

Le fait de l'absence d'envie n'est pas forcément un problème en soi. Cela peut se comprendre car ce n'est pas une pratique très amusante non plus et nous avons très vite fait de penser à quelque chose de plus excitant...
Le soucis n'est alors pas ici sur la vision que l'on a de la pratique mais bien de l'importance que l'on accorde à notre envie. Selon moi, il est faut de croire que l'on puisse agir dans notre vie suivant nos multiples envies, comme des enfants insouciants qui seraient libres de tout. Cependant, on s'accorde à donner une importance extrême à ces envies lorsque nous cherchons une excuse pour ne pas faire quelque chose.
Mais ces envies ne sont pas différentes des pensées et de nos projections, elles se dissolvent si on les laisse s'évaporer. Une fois sur le Zafu, au bout de quelques instants, où est passé ce refus qui s'élevait contre le fait de méditer ? La méditation ne se trouve généralement pas dénaturée par l'absence d'envie de pratiquer.

Les apports d'une méditation chaque jours.
Yudo me disait que selon lui, il valait mieux méditer 5 minutes que pas du tout et c'est par cela que j'ai commencé à pratiquer tous les jours, en augmentant le temps progressivement au fur et à mesure que la pratique prenait une place dans mes activités de la journée. Cette façon de pratiquer est selon moi essentielle car une pratique irrégulière (que j'ai pratiqué pendant des années auparavant) n'apporte pas la même chose, même si c'est une manière abordable et honorable de s'approcher de la méditation.

Nishijima donnait l'image de la méditation quotidienne comme le son et la vibration produite par un bol chantant (ou une cloche). Lorsque l'on tape dessus, une vibration se produit. Celle-ci va résonner pendant un certains temps avant de faiblir et que le silence ne revienne. Mais lorsque l'on tape régulièrement dessus, la vibration ne s'arrête pas puisqu'elle est relancée.
Le processus est le même en méditation. A la fin de la pratique, il y a le plus souvent un calme de l'esprit et une sérénité que se sont installés, on peut se sentir comme rafraîchit et réveillé. Mais cela ne dure qu'un temps et s'amenuise progressivement si l'on ne répète pas la pratique. Ainsi, pratiquer chaque jour est censé relancer ce processus et installer une sérénité et un calme mental plus durable.
Bien sûr, cela n'est qu'une image et le phénomène s'avère forcement être plus complexe mais l'idée est là.

Les apports sont également physiques. La posture de méditation n'est pas spécialement confortable pour les personnes qui manquent de souplesse. A côté de la pratique, on peut faire des étirements qui éviteront des douleurs et les mauvaises positions mais il est nécessaire d'entretenir une souplesse qui se perd vite.
Une pratique quotidienne a alors pour effet de conserver avec plus de facilité la souplesse nécessaire à réaliser la posture correctement sans se faire mal.
On prendra également plus l'habitude de la rectitude de la colonne vertébrale et du relâchement musculaire que l'on essaye d'avoir durant la pratique.

Méditation et approche bouddhiste.
Le fait que l'on parle de l'absence d'envie de méditer implique une chose importante dans l'approche quotidienne de la méditation. Elle implique que dans le Bouddhisme, toujours selon moi, il n'y a pas de raison suffisante pour se laisser aller à des sentiments aussi forts que la colère, la haine, la dépression etc... Pourtant cela s'avère extrêmement dur à expliquer à quelqu'un. Ne pas s'adonner à la colère, pour des gens qui y sont habitués, ce n'est pas si facile et dans l'action, on n'y pense pas nécessairement.
A côté de cela, on dit que le bouddhisme n'est pas une thérapie et que la méditation non plus (au contraire, pour certaines personnes j'aurais tendance à encourager le fait d'effectuer une thérapie au préalable ou en parallèle). Donc, surtout dans le zen, il n'existe pas de méthode à proprement parler pour apprendre à gérer ses émotions soudaines et intenses. Comment, dans ce cas, apprendre une chose sans l'apprendre ?

On en revient à des concepts de l'apprentissage. Et je crois que beaucoup de choses marchent ainsi dans le zen, on les apprend sans que ceux-ci soient enseignés directement. La gestion des émotions fait partit de cet apprentissage implicite, pour autant que l'on se plie à la pratique de la méditation dans les règles prescrites, c'est à dire chaque jour. Ne pas le faire, c'est comme ne pas respecter l'ordonnance du médecin en quelque sorte.

Lorsque quelqu'un grince des dents en me disant "Moi je médite pas tous les jours, il y a des jours où je n'ai pas la tête à cela, où je ne suis pas d'humeur, si je rentre du boulot énervé, si je suis trop fatigué, etc...". Cela pour moi fait appel à une attitude qu'implique la pratique de la méditation, qui est de s'asseoir et d'être à ce que l'on fait du mieux possible.
Et ceci fonctionne quelque soit l'état d'esprit dans lequel on peut être avant. Bien sûr, d'être énervé ne facilitera peut être pas les choses, mais comme la plupart des émotions, sentiments et pensées, il s'évaporera. Et si il ne le fait pas, la pratique l'érodera, ce n'est pas un problème.

Cette approche de la pratique implique que l'on développe sans s'en rendre compte la capacité à s'extraire de ses émotions ou de ses états d'esprits, à opérer un détachement, pour retourner vers une manière d'être plus calme et équilibrée.
Si tout les jours, à un moment de la journée, quelque soit l'état d'esprit du moment, on prend la décision de s'en extraire pour, pendant un quart d'heure, 20 minutes ou une demie heure, s'adonner à la méditation, alors avec le temps cela deviendra une manière d'être dans les situations de la vie courante.

La même situation se produit lorsque deux personnes d'un couple se disputent et qu'au bout d'un certains temps, lorsqu'on leur demande les raisons de la dispute... L'un ou l'autre ne s'en souviennent pas forcement.
Tentez de vous souvenir de vos émotions (agacements, colère, fatigue) après la pratique (surtout si elle dure une demie heure), je ne suis pas assuré de votre succès. Tellement d'eau sera passé sous les ponts... (de pensées dans votre tête).
Ce sont des éléments importants dans le bouddhisme car le détachement (le lâcher-prise ?) fait appel au fait de ne plus être dans l'illusion de ses émotions (et de leur expression) comme une définition de nous-même. Si elles ne sont pas des expressions de nous-même, si nous ne nous identifions pas à elles, alors il n'y a aucune raison de s'y attacher et que cela nous empêche de nous tourner vers la pratique méditative que nous avons à effectuer.

Ainsi, certains apprentissages passent aussi par la prescription que l'on fait de la pratique et d'autres éléments du bouddhisme qui apportent des enseignements que l'on ne soupçonne parfois pas.

Dams
Par Dams - Publié dans : Bouddhisme
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Dimanche 18 octobre 2009
"Rien dans la vie n'exige plus d'attention
que les choses qui paraissent naturelles;
On se défie toujours assez de l'extraordinaire"
(Honoré de Balzac)





Tout d'abord, je suis désolé chers lecteurs de vous gratifier de titres de plus en plus pompeux pour mes articles... mais il paraît que les recherches internet fonctionnent par mots-clés présents dans les titres ! Donc je n'ai pas le choix si je veux un tant soit peu, que des visiteurs tombent sur mon blog en tapant leur mots fétiches...

Discutant avec de nouvelles personnes ces derniers temps, chose normale à l'arrivée dans une nouvelle ville, j'ai l'occasion d'être entraîné dans des débats qui peuvent parfois se révéler intéressants et éprouver mes conceptions. Éprouver une conception, ça veut dire la confronter à celle d'autres, les opposer et tenter de comprendre l'approche d'autrui, et par ce biais faire un retour sur la sienne. Au détours d'une discussion, je suis retombé sur des axiomes fondamentaux du bouddhisme...

L'éternelle histoire de la conscience...

C'est ce terme qui pose un problème assez grand puisque j'ai toujours l'impression qu'il tend à parler d'une chose que l'on n'arrive pas à définir. Partant de là, on peut construire d'énormes réflexions sur un mot dont le sens ne correspond à rien de concret, rien de réel.

La personne partait d'une approche assez simple : Elle cherchait à étendre sa conscience d'elle-même et donc sa réceptivité à tout ce qui l'entourait, jusqu'à ressentir la goutte d'eau qui tombe sur le bras etc...
En fait, le postulat semblait d'élargir la conscience, d'accéder à un niveau de conscience supérieure. Nous revenons une fois encore à nos concepts bien connu, toujours plus loin... toujours plus haut !
Je suis d'accord que le fait de percevoir de plus en plus finement les choses doit se révéler être très intéressant. Je ne suis pas contre cette approche mais les idées qu'elle entraîne. La conscience, si elle s'avère dans ce cas être une perception des choses, n'est pas "élevable" et ne change en rien. Celui qui est devenu recordman du monde dans un sport n'a pas à être considéré comme étant un sur-homme. Mais cette conception est entraînée par l'idée d'une élévation de conscience car le mot lui-même implique que d'autres sont restés encore tout en bas...

Si la conscience se base sur la perception des choses, une élévation de la conscience signifie alors une extension de notre perception. Cela pourrait être une bonne idée si le champs de perception que l'on possède n'est selon moi pas extensible... Il ne l'est pas car il est basé sur un système réceptif qui à la caractéristique d'être constant.
A part vous mettre des boules Quies, vous entendez constamment que vous le vouliez ou non. A moins d'avoir un problème avec système nerveux, vous est apte à ressentir tout ce qui entre en contact avec votre peau.

Qu'est ce qui fait que certains ont l'air de percevoir plus de choses ou "mieux" que les autres ? Apparemment, on ne peut pas imputer cette différence à notre système sensoriel. Lorsque c'est le cas, avec des problèmes de vue ou une surdité, cela apparaîtrait presque évident (sauf lorsque l'individu trouve de lui-même des palliatifs).

L'autre revers de la conscience semble être l'attention. L'attention est la capacité à appliquer une concentration sur un ou plusieurs points. Ceci à généralement pour effet d'augmenter la finesse de nos perceptions sur le point concerné pour être plus efficace, si l'on peut désigner cela ainsi.
Est-ce possible d'établir une attention constante sur toutes nos perceptions jusqu'à ressentir la moindre goutte d'eau tomber sur notre épaule ? Dans les films d'arts martiaux chinois, oui. Dans la réalité cela me paraît improbable.
L'improbabilité vient du fait que notre attention, même si on peut l'élargir, semble voleter d'une priorité à une autre. Si j'ai besoin d'accomplir correctement une action, toute mon attention va se fixer dessus, le reste prenant une place secondaire sauf si j'estime qu'un point est important pour aider à résoudre mon action...


Taichi Chuan et attention.
J'ai déjà du aborder le fait que je pratiquais du Taichi chuan. Je ne suis certes pas un expert dans le domaine mais cette pratique est un très bon exemple pour l'explication de l'attention.
Généralement, le taichi peut passer pour une pratique inintéressante puisque l'on répète indéfiniment la même forme, les même mouvements. Ces mouvements méritent cependant toute notre attention car les réaliser parfaitement ne signifie pas grand chose, chaque fois que nous pratiquons une séquence, c'est une séquence nouvelle et unique.

L'enchaînement en lui-même dure un temps assez long dans lequel les mouvements doivent être coordonnés, les transferts de poids alternés sur les jambes, les positions du corps harmonieuses, l'intérieur se mouvant dans un équilibre, la rectitude de la colonne présente...
A force de pratique, la mise en place de détails infimes s'effectue, la position des doigts, langue sur le palais, l'attitude du regard, la respiration, la coordination entre les poignets/chevilles, genoux/coudes etc...

Rien que dans cette description, on peut se dire honnêtement qu'il est inconcevable d'être attentif à tous ces points. En psychologie, j'ai déjà lu qu'on fait l'hypothèse que notre attention ne peut pas se porter sur plus de 5 éléments en même temps. Dans la pratique du taichi, ce n'est pas spécialement comptabilisable mais vous vous doutez bien que la barre des cinq points est largement outrepassée. Alors comment fait-on ?
Et bien l'on se sert de l'apprentissage. L'apprentissage, c'est en quelque sorte la mémorisation d'action ou de modes de pensée qui pourront s'effectuer automatiquement sans que l'on ai besoin d'y porter attention. On en revient au concept de l'habitude ! (cf article sur les habitudes et rituels)
Ce n'est pas facile d'accepter que l'on puisse réduire cette notion "d'élargissement de la conscience" à un concept d'intégration d'habitudes pour nous permettre de reporter notre attention sur d'autres priorités...

Mais l'attention, dans le taichi chuan et les autres domaines, c'est également la prise en compte d'une nécessité de revenir sur les habitudes. Si nous en instaurons une, il y a fort à parier qu'il faudra porter notre attention sur elle à un moment donné pour vérifier si elle n'est pas caduc, si elle n'a pas besoin qu'on la remette au goût du jour par rapport à d'autres développements. C'est également ce qui peut être fait à un niveau perceptif. Élargir le champs de nos perceptions, c'est peut être, à un moment donné, porter notre attention sur certains points sur lesquels nous n'avons pas exercer celle-ci. Ainsi, sans aucun doute, pouvons nous développer une certaine finesse dans nos perception ou être ouvert à un stimuli sur certaines parties de notre corps autrefois délaissés.

Méditation et attention.
Dans ce cadre là, on peut aborder la question de l'attention dans la méditation. Où est-ce que l'on est censé placer notre attention ? aaaah... C'est une question bien piège je crois, surtout dans la méditation Zen !

Les tibétains semblent avoir contournés cet obstacle par la pratique de différents positionnements de l'attention. On a par exemple un premier niveau avec l'attention portée sur la visualisation d'un objet précis et, de fait, de l'absence de stabilité des images mentales mais également de l'aspect instable de l'attention que l'on arrive pas ou peu à centrer sur une activité ou un point précis.
Un autre exercice peut être basé sur l'attention portée sur la respiration. Dans ce cas, on peut observer que malgré l'absence d'attention sur notre corps, celui-ci fonctionne et se révèle être en mouvement constamment.
En exerçant l'attention, on travaille sur la portée de celle-ci et sa précision. On peut renforcer notre capacité à être attentif sur la durée et sa portée.

Mais dans le Zen, ce n'est pas si simple. Enfin si, au contraire c'est plus simple... Cependant, cette simplicité s'apparente à une grande difficulté pour les gens qui débutent dans le bouddhisme Zen.
Il n'y a pas à proprement parler d'une attention fixée sur un point précis. On s'assoit et à la limite, toute notre attention est portée sur le fait de s'asseoir... Comme si, on s'asseyait et que l'on attendait qu'il se passe quelque chose indéfiniment. Imaginez que l'on vous dise de rester assis et que l'on vous assure qu'il faut faire attention car quelque chose va arriver... Et que si vous ne faites pas attention, vous allez louper ce truc super important de la mort qui tue qui ne se présentera plus jamais ! (oui d'habitude on emploie le terme d'éveil... mais c'est plus marrant de l'expliquer comme ça pour la enième fois ! ) Alors bon... vous vous asseyez et vous attendez... en essayant de rester très "éveillé" de tout ce qui peut arriver, même si il ne se passe rien et que apparemment, rien ne va se passer, mais sait-on jamais, sait-on jamais... sait-on jamais...

Vous voyez quel serait votre état d'esprit ? Vous essayerez, comme un gosse, d'être le plus réceptif possible, que toute votre attention soit portée entièrement sur le fait que "quelque chose va arriver" même si vous n'avez aucune idée d'où cela peut venir, ni de ce qu'il peut être. Vous essayer d'être le plus ouvert possible. Le plus ouvert possible.

Il me semble que l'on recherche cela dans le Zen. C'est la même chose qu'être attentif mais il y a en même temps une différence puisque c'est une attention qui n'est pas fixée sur un point précis. C'est une ouverture que l'on a tendance à désigner par le terme d'une présence.
Dans la culture japonaise, cette présence est également très présente dans les pratique martiale où l'on défend de fixer son attention sur un point mais bien d'être dans un état d'ouverture complète à l'autre, une réceptivité.
Le taichi chuan inclue complètement cette notion d'ouverture à l'autre, notamment dans les Tui Shou qui sont des travaux à deux. L'on effectue une pratique avec attention sur des points précis pour les affiner, mais le but est bien de travailler sur cette présence.

Cette présence n'est pas un élargissement de la conscience, elle ne garantie et ne se fixe pas sur l'idée d'une perception de toutes les choses sans exception. Elle est une juste une qualité d'attention qui nous place au coeur du réel et de notre action, qui tend tout notre être à se tourner vers ce que l'on est entrain de faire et dans la réalisation de cet acte. Après, pour parfaire cet acte au moment d'agir, antérieurement on a pu travailler à développer certains points précis qui s'automatiseront pour être effectués lors de la réalisation de cet acte. On s'emploie à parfaire des éléments qui joueront un rôle dans la réalisation d'un acte global.

Dans le Zen, on prend le partit de travailler sur cette présence et que cette occupation nous fasse prendre conscience des éléments qui ne sont pas corrects, mais que cette prise de conscience réajuste d'elle-même ces éléments (ou presque...).
Le Zen semble faire le pari que si l'on oeuvre à centrer notre attention sur le fait d'être présent, alors le reste tendra à s'accorder et s'harmoniser avec cette volonté d'être et de rester présent. La rectification semblera comme couler de source (besoin de se décrisper physiquement, de ne pas s'attacher ou s'embarquer dans nos pensées, d'avoir un certains équilibre pour éviter les tensions...). Ce n'est pas gagner pour tout le monde, c'est généralement ce qui donne au zen l'image d'austérité et d'être incompréhensible dans ces attentes et son but. La notion d'éveil est dans ce sens une bonne carotte pour faire avancer l'âne ! (hu canabis ! hu ! cf Astérix et Cléopâtre...)


Pour une explication quadripartite ?!
Vous aurez remarqué que, plutôt conformément à la lignée que je suis, j'aime bien tourner les choses en cette formule bouddhique à 4 temps qui est celle des quatre nobles vérités.

Dans cette histoire de conscience et d'attention, on pourrait placer dans un premier temps que notre vécu est basé sur ce que nous percevons. Cependant, nous ne percevons pas tout, cela nous est impossible et nous sommes donc lésés de ce fait.

Un second temps voudrait qu'il soit possible que nous puissions élargir notre conscience pour pouvoir étendre nos perceptions et ainsi percevoir plus de choses, pour ne pas dire tout car souvent notre pensée nous devance...
Ainsi, nous pourrions augmenter le spectre de nos perceptions d'une manière significative et donc être plus en contact avec cette réalité dans laquelle nous vivons.

Le troisième temps viendrait nous montrer qu'il y a une juste réponse dans tout cela car, en réalité, lorsque nous agissons et que nous sommes entièrement dans celle-ci, les notions de perception et de conscience n'existent plus vraiment, il n'y a plus que nous immergé dans l'action que nous effectuons.

Enfin, le quatrième temps implique que nous pouvons travailler à cette immersion dans l'action (et donc notre positionnement dans la vie et dans chaque instant) en portant une attention à certaines actions et éléments qui possèdent une portée insoupçonnée sur tous les autres actes de notre vie (nos opinions, intentions, paroles, nos activités corporelles, nos moyens de subsistance, notre capacité à faire et orienter nos efforts, le travail sur notre attention et enfin sur notre concentration) et qui s'exprimeront d'eux-même dans la réalisation de nos actes.


Dams
Par Dams - Publié dans : Reflexions
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