Samedi 21 novembre 2009
"La beauté des choses existe
dans l'esprit de celui qui les contemple"
(David Hume)


Il y a quelques semaines de cela, j'avais annoncé la mise en place de séances de méditation. Après quelques temps d'organisation, je met en place ces sessions les LUNDI, de 19h30 à 21h à Bordeaux St GENES.
Les personnes intéressées peuvent me contacter par mail ou par téléphone.

Certes, le bouddhisme est présent à Bordeaux et le zen est représenté déjà par au moins un ou deux dojos. Mon but n'est pas de faire concurrence à qui que ce soit mais au contraire de présenter à des personnes intéressées par le bouddhisme un endroit pour débuter ou pour poursuivre leur pratique dans le cadre de la simplicité.
Cette simplicité s'expliquera pour plusieurs raisons :
  • Un Zen Bordelais est une association de fait. Pour un regroupement de cette taille, il n'y a pas besoin d'être déclaré puisque la pratique n'engagera aucun frais associatif et le nombre d'adhérent ne sera sans doute pas très élevé.

  • La pratique n'engage aucun frais (pas de location de local). Il n'y aura donc pas de cotisation pour les personnes souhaitant venir.

  • Il n'y a pas d'engagement à venir à chaque séance même si une pratique régulière est conseillée.

  • Le lieu de pratique intimiste (qui sera mon modeste appartement... au moins chacun est prévenu à l'avance) implique un faible nombre de pratiquants à chaque session, 5-6 au maximum.

  • Comme un slogan publicitaire le dit très bien actuellement : Venez comme vous êtes !
    Aucune tenue réglementaire n'est demandée.

  • Je le répète une nouvelle fois dans cette présentation. Je ne suis pas enseignant. La pratique et les discussions autour du bouddhisme sont donc des conseils et un partage (le cas échéant où j'aurais été enseignant, cela aurait fonctionné de la même manière). Il s'agit de faire partager cette approche (le bouddhisme) et dans cette optique, quelque soit son âge ou son statut, chacun vient pour donner ce qu'il est et recevoir ce que les autre sont dans des échanges mutuels et humains.


Le déroulement d'une séance sera organisée à peu près de la même façon. Deux périodes d'une demie heure de méditation, entrecoupée d'un Kin hin de 10 min. La séance se terminera par la récitation du sûtra du Lotus (sa traduction en français). Après cela, la session pourra se finir par des discussions autour du bouddhisme, dans un cadre amical, ou autour de textes choisis (sûtra par exemple), des conseils sur la pratique, des recommandations (souplesse, étirements)...
Le bouddhisme que je partagerais me vient de Michel Yudo Proulx, avec bien sûr Gudo Wafu Nishijima, Brad Warner. Mes autres influences proviennent également de mes lectures : Eric Rommeluère (un zen occidental), de sûtras (Vilamakirti notamment) ainsi que d'autres lectures bouddhiques (concernant les autres courants bouddhistes) et de la culture Taoïste philosophique (La "triade" des Tseu - comme je l'appelle - Lao Tseu, Tchouang Tseu, Li Tseu ainsi que le Yi King) et énergétique (pratique du Taichi chuan et du Qi gong).

Pour ceux que n'oserait pas venir, au vue du temps de pratique imposé, je reste à votre disposition si vous souhaitez essayer une pratique moins longue (à un autre moment dans la semaine que les sessions), si les horaires ne vous conviennent pas mais que vous êtes intéressé, si vous souhaitez avoir de plus amples explications sur le bouddhisme etc... N'hésitez pas puisque j'offre ce cadre de pratique, comme je l'ai dis plus haut, dans un cadre intimiste car je n'attends que peu de gens.

Enfin, la pratique exige un Zafu (coussin de méditation) et une petite couverture (pour un confort des genoux). N'ayant pour le moment que 2 Zafus et pas nécessairement d'autres couvertures, ramenez les autres pour ceux qui en ont déjà.
Si cela ne suffit pas, je me remettrais à la couture de Zafu (et des couvertures qui vont avec) quand je pourrais !

Dams

Par Dams - Publié dans : Bouddhisme
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Samedi 14 novembre 2009
"A la limite, le seul écologiste irréprochable
est celui qui met tout en oeuvre pour mourir
sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre."
(Didier Nordon - des cailloux dans les choses sûres)







Autant puis-je faire un article dans la catégorie "conspiration" sur un sujet très proche de tout ce qu'aborde mon blog, autant je pense également ne pas réellement m'éloigner du sujet si je commence à parler du thème tant au devant de la scène depuis quelques temps : le réchauffement climatique.

C'est un sujet qui prête hautement à caution pour moi et qui semble admit d'une manière commune. Mais avez-vous déjà un peu creusé le sujet ? Il ne faut pas longtemps sur internet pour trouver quelques informations concernant la véracité et la réalité du poids scientifique que possède la thèse du réchauffement climatique comme résultat de l'activité humaine. Un consensus aussi grand sur un sujet (si énorme et démesuré) qui fait débat serait d'ailleurs assez surprenant dans la communauté scientifique.

Si le sujet porte tant à une acceptation naturelle, c'est que le réchauffement en lui-même semble indéniable. La faculté humaine de se croire au centre de toute chose apparaît comme le second élément qui nous porte à associer le réchauffement de la planète à nos activités (développement des industries, de l'automobile...).
Le dernier point de l'adhésion presque automatique m'apparaît être la conscience écologique moderne, conscience qui se répand et qui désigne les adhérants directement comme des individus réfléchis, responsables et soucieux de leur environnement. Comment ne pas adhérer à l'écologie dans ce cas ?

Moi-même étant adhérant à des idées écologiques je ne dénierais pas certaines bonnes choses. Par contre, j'aurais tendance à dénoncer l'utilisation de l'idéologie écologiste comme un outils économique, politique et social. C'est malheureusement le cas de beaucoup d'idéologiques lorsqu'elles deviennent trop importantes...


Réchauffement climatique, les théories.
Je ne me suis pas trompé sur le pluriel de théorie. Il n'existe pas une théorie unique quant aux causes du réchauffement climatique. Les recherches sur le réchauffement climatique sont de nature scientifique comme vous pouvez vous en douter, et les scientifiques ont rarement une seule théorie dans leur sac pour expliquer un phénomène. Et justement, il existe sur le sujet deux thèses majeures.

La première est celle qui prétend que le réchauffement climatique est dû aux gaz à effet de serre comme le très connu Co². La thèse porterait sur le fait que le développement de l'activité humaine a entraîné une production de Co², ce qui n'est pas faux. Cette production de Co² aurait augmenté le taux de Co² qui serait responsable, de part son statut de gaz à effet de serre, en grande partie du réchauffement climatique.
Elle a été mise en avant par le GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) et mise en avant part Al Gore dans une campagne écologique personelle et un film "une vérité qui dérange".

La seconde porte sur une toute autre raison. On ne met aucunement ici en cause le Co² comme responsable du réchauffement climatique, ni un autre facteur directement terrestre. Le responsable serait le soleil lui-même ou plutôt son activité.
Les partisants de cette thèse sont plus discrets mais on trouve une présentation dans un documentaire de Channel 4 intitulé "La grande anarque du réchauffement climatique" (The great global warming swindle"). Les personnes apportant leur données sont des scientifiques.

Ce qui est étonnant lorsqu'on commence à se renseigner sur la théorie du réchauffement planétaire, c'est que l'on puisse trouver d'autres théories que celle du réchauffement par le Co². Pourquoi ces théories ne sont-elles pas connu du grand public ?


Le GIEC (IPCC) et les enjeux.
On ne présente qu'au public la théorie proposée par le GIEC puisque celui-ci possède un poids important concernant la politique, notamment de par son appartenance au "programme environnemental des nations unies" et sa dénomination "intergouvernementale".
Mais cette cellule ne présente selon moi par les rapports de la communauté scientifique mondiale concernant les changements climatiques actuels mais des rapports acréditants la thèse du réchauffement à cause du Co², et c'est ce qui éthiquement pose un problème pour ma part, sans parler que le dirigeant soit ironiquement un économiste.

Les efforts du GIEC sont donc sans doute louables concernant la popularisation et la prise de conscience écologique des activités humaines sur la planète, mais ne reflètent pas à mon sens la diffusion du savoir scientifique à ce sujet mais bien une théorie précise à faire passer.
Les intentions du GIEC peuvent même être perçues d'une manière plus mitigée si l'on considère ce que le dirigeant peut être amené à dire dans un interview où il essaye de sensibiliser les responsables gouvernementaux et les grandes industries sur "l'impact du changement climatique sur le développement urbain durant le 21 ème siècle."
Je n'aborderais que très brièvement la prix Nobel qu'il a pu recevoir en compagnie de Al Gore, qui est un prix nobel de la paix. Ce prix souligne le caractère avant tout économique et social des enjeux du GIEC et non la portée écologique de recherches sur le réchauffement climatique.

Du fait de leur présence au devant de la scène, la prédiction et l'anticipation de l'avenir proche économique et social en prenant en compte la donnée climatique est évidemment un sujet de la plus haute importance pour les gouvernements mais également pour les grandes industries.
Ce n'est pas d'écologie dont il est question mais plus d'une réflexion sur les articulations entre les différents pays concernant le réchauffement et ce qu'il entraîne : répartition des ressources, répartition des terres habitables et arrables etc...

On ne parle donc nullement ici de la recherche de la communauté scientifique mondiale en matière de météorologie, des hypothèses proposées, de leur critiques et de la réflexion qui l'entoure.
Mais dans ce cas, pourquoi mettre en avant le Co² ?


Le facteur Co²
Le Co² est le plus simple à mettre en avant pour différentes raisons. Premièrement, il colle évidemment avec la théorie mise en avant, celle de l'effet de serre. Elle est simple à faire passer à tout le monde et au grand public.

Mais économiquement parlant et politiquement parlant, l'enjeux de la réduction du Co² est énorme !
Revenons quelques temps en arrière avec le traité de Kyoto (1998, mis en vigeur en 2005) sur la réduction des gaz à effet de serre. On ne peut là encore pas nier l'utilité d'un tel protocole puisque tout rejet humain peut être à terme déséquilibrant pour l'environnement.
Ce que l'on oublie généralement de dire au grand public c'est que les émissions de gazs sont rachetables par les autres pays ! En outre, un pays producteur d'une trop forte quantité de Co² peut tout à fait racheter des parts de production à un autre pays (allez voir un économiste pour plus de précisions et au cas où je me tromperais...). Ce système introduit un rouage économique subtil par un commerce d'un nouveau type.

Toujours dans une logique économique et commerciale, le Co² s'avère être le plus simple à modifier dans les voitures. Grâce aux primes écologiques mises en vigueur, on assiste alors à une politique de rénovation du parc automobile ! Qu'elle aubaine pour les industriels de l'automobiles un peu dans l'impasse.
Et on jète un peu de poudre aux yeux pour fignoler le tout puisque les voitures (comme la Clio) répondant aux nouvelles normes écologiques n'ont pas dû être beaucoup modifiées puisqu'elles répondent pour la plupart déjà aux critères d'émission de Co² dans leur versions ultérieures !
Bien évidemment, il existerait de nombreux autres moyens de révolutionner l'automobile, on a eu vent de nombreux moyens. Mais le moins coûteux et le plus rentable reste bien de proposer des "pseudo-solutions" en changeant légèrement les moteurs (c'est le moins compliqué) mais en continuant à utiliser le même fonctionnement et les même carburants. Et c'est justement là le problème puisque les gaz nocifs émis lors du fonctionnement d'un moteur sont apparement beaucoup plus dû à son fonctionnement interne et la combustion de l'hydrocarbure qu'au carburant lui-même (qui est lui aussi hautement discutable dans son utilisation).


Affaire toujours à suivre ?
J'ai gardé cet article de côté durant quelques mois en me demandant si il avait bien sa place sur le blog ou pas. Pas que je ne veuille pas m'investir dans une politique écologique, loin de là, mais de l'accueil qu'aurait un tel article (au vue de l'effet que cela fait ne serait-ce que lors de simples discussions). Mais je persiste à penser qu'il a tout à fait sa place dans la partie conspiration (à défaut d'une partie écologie...) que je délaisse trop souvent faute de moyens et de temps.

Je ne me considère généralement pas comme une personne devant expliquer de telles choses. Bien sûr, comme tout le monde, je ne suis pas omniscient et n'ai pas à ma disposition toutes les informations que j'aimerais avoir. Toujours comme chacun d'entre nous, j'exerce un esprit critique sur les informations qui me parviennent et cette remise en cause d'une véracité absolue des informations avec lesquelles j'ai un contact m'oblige à prendre position.

Ce positionnement, j'ai tendance à ne pas le faire, notamment sur un blog qui parle de bouddhisme, pour ne pas tout mélanger et inclure des idéologies entre deux articles. Mais lorsque je peux tomber sur des éléments, après plusieurs mois pendant lesquels cet article à pris la poussière dans les archives du blog (écrit en mars), comme un article de magazine parlant de l'interdiction par l'Agence américaine pour la protection de l'environnement d'un rapport qui conteste le réchauffement de la planète (en citant au contraire à nouveau un refroidissement climatique - cf. voir le passage sur les années 70 dans "the great global warming swindle" dans les sources) et l'impact des émissions de CO² sur l'évolution des températures, d'un encart concernant les chiffres de l'université de l'Illinois qui soutient que la banquise de l'hémisphère nord à repris de surface depuis 2007 (même si comme cité il y a eu un déficit de 1958 à 2007).

Avec de telles informations qui refont surface... à un moment, malgré mes doutes sur le bienfonder de publier cet article, je me sens obligé de le faire et advienne que pourra ! Si cela peut lancer une infime gouttelette d'eau sur le repositionnement vers de réelles perspectives et questionnements écologiques qui sont d'ailleurs déjà proposées (autre que "on est tous méchants et responsables" qui n'aboutissent pas à de si bonnes choses selon moi)...


Dams


PS - Quelques sources (alternatives pour certaines) :
- Site de IPCC (GIEC en français) : http://www.ipcc.ch/

- Bande annonce du film de Al Gore : http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=56895.html

- Documentaire Channel 4, "The great global warning swindle"  :
http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-4123082535546754758&hl=fr

- Document mondexplore : http://video.google.com/videoplay?docid=-6677787226283900020

- Blog "Climat Sceptique" : http://climat-sceptique.over-blog.com/

- Nexus - numéro Novembre/Décembre 2009, page 8-9.

Par Dams - Publié dans : Conspiration
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Lundi 9 novembre 2009
"Dès que l'on relâche cette saisie,
L'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites en. Tout est à toi déjà."
(Guendun Rimpoche)




J'ai parfois entendu dire que, si l'on avait pas envie de méditer on ne devrait pas le faire, ou encore, que la méditation effectuée tous les jours peut vite apparaître comme une corvée. Si cela peut apparaître comme tel, on peut se demander qu'elle est la raison d'une différence entre méditer chaque jours et le faire de manière irrégulière.
Pour certaines personnes, une pratique journalière deviendrait une obligation et dénaturerait la méditation, pour d'autres il s'avère qu'ils manquent de temps pour effectuer cette activité chaque jours etc...
Par rapport à ces réflexions et cette approche, j'ai pensé qu'il serait utile d'écrire un petit article sur le sujet.

Une méditation quotidienne.
Chaque jours, je me lève, je vaque à mes occupations, réponds à mes besoins vitaux et je médite. La première chose que modifie le fait de pratiquer tous les jours, c'est la perception de cette pratique, non plus comme étant exceptionnelle et hors de notre vie quotidienne mais bien faisant corps avec celle-ci.
On pourrait voir la méditation comme l'activité laborieuse de la journée, que l'on fait parfois avec résignation. Mais cela est une fausse excuse car l'on est amené à faire beaucoup de choses parfois avec l'absence d'envie (faire la vaisselle, remplir la paperasse...) et il ne m'apparaît dès lors pas négatif que parfois, nous n'ayons pas envie de méditer.

On arrive donc tout d'abord sur une notion d'envie qui est souvent l'ultime excuse pour ne pas s'adonner à la pratique, "Je n'ai pas envie donc je ne vois pas pourquoi je le ferais". Généralement, je ne réponds pas à cette excuse car elle est presque légitime pour la personne et implique la grande nécessité que la pratique soit vue comme une activité fondamentale et essentielle à notre vie. Ce n'est pas une pratique à imposer de type "vas méditer sinon tu seras privé de dessert !"
C'est une première différence de la pratique journalière qui est vue comme tout aussi importante que le fait de manger ou de dormir. Cela ne s'apprend pas je crois mais se réalise par une prise de conscience ou une compréhension du rôle de la pratique au fil du temps.

Le fait de l'absence d'envie n'est pas forcément un problème en soi. Cela peut se comprendre car ce n'est pas une pratique très amusante non plus et nous avons très vite fait de penser à quelque chose de plus excitant...
Le soucis n'est alors pas ici sur la vision que l'on a de la pratique mais bien de l'importance que l'on accorde à notre envie. Selon moi, il est faut de croire que l'on puisse agir dans notre vie suivant nos multiples envies, comme des enfants insouciants qui seraient libres de tout. Cependant, on s'accorde à donner une importance extrême à ces envies lorsque nous cherchons une excuse pour ne pas faire quelque chose.
Mais ces envies ne sont pas différentes des pensées et de nos projections, elles se dissolvent si on les laisse s'évaporer. Une fois sur le Zafu, au bout de quelques instants, où est passé ce refus qui s'élevait contre le fait de méditer ? La méditation ne se trouve généralement pas dénaturée par l'absence d'envie de pratiquer.

Les apports d'une méditation chaque jours.
Yudo me disait que selon lui, il valait mieux méditer 5 minutes que pas du tout et c'est par cela que j'ai commencé à pratiquer tous les jours, en augmentant le temps progressivement au fur et à mesure que la pratique prenait une place dans mes activités de la journée. Cette façon de pratiquer est selon moi essentielle car une pratique irrégulière (que j'ai pratiqué pendant des années auparavant) n'apporte pas la même chose, même si c'est une manière abordable et honorable de s'approcher de la méditation.

Nishijima donnait l'image de la méditation quotidienne comme le son et la vibration produite par un bol chantant (ou une cloche). Lorsque l'on tape dessus, une vibration se produit. Celle-ci va résonner pendant un certains temps avant de faiblir et que le silence ne revienne. Mais lorsque l'on tape régulièrement dessus, la vibration ne s'arrête pas puisqu'elle est relancée.
Le processus est le même en méditation. A la fin de la pratique, il y a le plus souvent un calme de l'esprit et une sérénité que se sont installés, on peut se sentir comme rafraîchit et réveillé. Mais cela ne dure qu'un temps et s'amenuise progressivement si l'on ne répète pas la pratique. Ainsi, pratiquer chaque jour est censé relancer ce processus et installer une sérénité et un calme mental plus durable.
Bien sûr, cela n'est qu'une image et le phénomène s'avère forcement être plus complexe mais l'idée est là.

Les apports sont également physiques. La posture de méditation n'est pas spécialement confortable pour les personnes qui manquent de souplesse. A côté de la pratique, on peut faire des étirements qui éviteront des douleurs et les mauvaises positions mais il est nécessaire d'entretenir une souplesse qui se perd vite.
Une pratique quotidienne a alors pour effet de conserver avec plus de facilité la souplesse nécessaire à réaliser la posture correctement sans se faire mal.
On prendra également plus l'habitude de la rectitude de la colonne vertébrale et du relâchement musculaire que l'on essaye d'avoir durant la pratique.

Méditation et approche bouddhiste.
Le fait que l'on parle de l'absence d'envie de méditer implique une chose importante dans l'approche quotidienne de la méditation. Elle implique que dans le Bouddhisme, toujours selon moi, il n'y a pas de raison suffisante pour se laisser aller à des sentiments aussi forts que la colère, la haine, la dépression etc... Pourtant cela s'avère extrêmement dur à expliquer à quelqu'un. Ne pas s'adonner à la colère, pour des gens qui y sont habitués, ce n'est pas si facile et dans l'action, on n'y pense pas nécessairement.
A côté de cela, on dit que le bouddhisme n'est pas une thérapie et que la méditation non plus (au contraire, pour certaines personnes j'aurais tendance à encourager le fait d'effectuer une thérapie au préalable ou en parallèle). Donc, surtout dans le zen, il n'existe pas de méthode à proprement parler pour apprendre à gérer ses émotions soudaines et intenses. Comment, dans ce cas, apprendre une chose sans l'apprendre ?

On en revient à des concepts de l'apprentissage. Et je crois que beaucoup de choses marchent ainsi dans le zen, on les apprend sans que ceux-ci soient enseignés directement. La gestion des émotions fait partit de cet apprentissage implicite, pour autant que l'on se plie à la pratique de la méditation dans les règles prescrites, c'est à dire chaque jour. Ne pas le faire, c'est comme ne pas respecter l'ordonnance du médecin en quelque sorte.

Lorsque quelqu'un grince des dents en me disant "Moi je médite pas tous les jours, il y a des jours où je n'ai pas la tête à cela, où je ne suis pas d'humeur, si je rentre du boulot énervé, si je suis trop fatigué, etc...". Cela pour moi fait appel à une attitude qu'implique la pratique de la méditation, qui est de s'asseoir et d'être à ce que l'on fait du mieux possible.
Et ceci fonctionne quelque soit l'état d'esprit dans lequel on peut être avant. Bien sûr, d'être énervé ne facilitera peut être pas les choses, mais comme la plupart des émotions, sentiments et pensées, il s'évaporera. Et si il ne le fait pas, la pratique l'érodera, ce n'est pas un problème.

Cette approche de la pratique implique que l'on développe sans s'en rendre compte la capacité à s'extraire de ses émotions ou de ses états d'esprits, à opérer un détachement, pour retourner vers une manière d'être plus calme et équilibrée.
Si tout les jours, à un moment de la journée, quelque soit l'état d'esprit du moment, on prend la décision de s'en extraire pour, pendant un quart d'heure, 20 minutes ou une demie heure, s'adonner à la méditation, alors avec le temps cela deviendra une manière d'être dans les situations de la vie courante.

La même situation se produit lorsque deux personnes d'un couple se disputent et qu'au bout d'un certains temps, lorsqu'on leur demande les raisons de la dispute... L'un ou l'autre ne s'en souviennent pas forcement.
Tentez de vous souvenir de vos émotions (agacements, colère, fatigue) après la pratique (surtout si elle dure une demie heure), je ne suis pas assuré de votre succès. Tellement d'eau sera passé sous les ponts... (de pensées dans votre tête).
Ce sont des éléments importants dans le bouddhisme car le détachement (le lâcher-prise ?) fait appel au fait de ne plus être dans l'illusion de ses émotions (et de leur expression) comme une définition de nous-même. Si elles ne sont pas des expressions de nous-même, si nous ne nous identifions pas à elles, alors il n'y a aucune raison de s'y attacher et que cela nous empêche de nous tourner vers la pratique méditative que nous avons à effectuer.

Ainsi, certains apprentissages passent aussi par la prescription que l'on fait de la pratique et d'autres éléments du bouddhisme qui apportent des enseignements que l'on ne soupçonne parfois pas.

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Par Dams - Publié dans : Bouddhisme
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